Le mot du père…

Morts / vivants ? Phrase choc : « Pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » (St Paul aux Romains, 2ème lecture). Nous sommes des morts / vivants : morts, oui morts au mal ; et vivants de la vie de Dieu, la résurrection. C’est ce qu’opère le miracle du baptême. Le baptême nous unit à Jésus dans sa mort et sa résurrection, dans une dynamique de transformation instantanée et progressive à la fois. De même que l’eau de mer me mouille et me pique les yeux, de même que le soleil brunit ma peau (ou la rougit !), la grâce lave mon âme, la pénètre et la transforme : je suis rendu plus fort contre le mal et capable de ressembler à Jésus, de plus en plus. Dieu peut changer ma vie, faire de moi un saint, une sainte. Il le peut. Il le veut.

Traduction : être chrétien, ce n’est pas juste « venir à la messe », ou bien « être gentil avec son prochain », ou bien « avoir tout fait » (sous-entendu : baptême, 1ère communion, servant de messe et autre marqueur du catholicisme). Je peux avoir fait ceci ou cela, mais rester au seuil de ma vocation profonde, sur le bord de mon âme. Je dis cela parce qu’être chrétien, c’est entrer dans un chemin exigeant, mais le seul chemin vraiment libérateur ; un chemin courageux et joyeux, fait de choix et de lâcher prise, pour suivre au plus près Jésus le Sauveur. Cela peut aller jusqu’à lui ressembler dans mes choix, et témoigner de lui à temps et à contre-temps : « Qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ». En ce début d’été, prenons des décisions concrètes pour suivre Jésus pendant les vacances : ne pas zapper la messe, prier le plus souvent possible, rendre un service qu’on me demande depuis longtemps, faire un pèlerinage, réfléchir à un engagement l’an prochain dans un service ou ponctuellement. Bon été ! 

 

Père Benoît

 

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