Le mot du père…

Étrange Semaine Sainte.

Nous entrons dans un moment inédit, inimaginable et douloureux de notre vie chrétienne et humaine. Une Semaine Sainte à huis clos. Au début du confinement, le 17 mars, je me suis dit : « pourvu que ce soit terminé pour le Triduum pascal »… et le temps avançant je me suis rendu compte que ce ne serait pas possible. En quelques jours nous avons travaillé à permettre au plus grand nombre de suivre les offices sur internet, développant, grâce à Pascal, Fr Philippe, P. Augustin, notre chaîne YouTube, nos connexions, nos appareils et nos logiciels. Vous pourrez donc suivre de chez vous la Semaine Sainte, avec quelques adaptations : la bénédiction des rameaux se fera de chez vous ; si vous avez des rameaux, nous les bénirons, comme nous vous bénissons ; nous bénirons également, dans les églises fermées, quelques rameaux que vous pourrez venir chercher après le confinement. Jeudi Saint : l’office du dernier repas du Christ (20h) se fera sans lavement des pieds (rite facultatif). Vendredi Saint : le Chemin de Croix sera retransmis de St-Louis (15h), et l’office de la Passion le soir avec l’évangile du procès de Jésus chez St Jean (20h). Samedi Saint : nous veillerons en disant le chapelet chacun chez soi avec Marie, jusqu’à la Vigile (20h30) réduite à sa plus simple expression – sans feu pascal en particulier…

A ce jeûne liturgique et jeûne eucharistique, il faudra ajouter le jeûne choral : la Schola qui se prépare depuis des mois ne pourra cette année porter notre prière – je pense également à tous ceux qui se donnent tout entier dans la préparation de ces fêtes (art floral, propreté, sacristie, feuilles, chants, musique…) Nous vivrons une Semaine Sainte étrange, mais les grâces reçues, si nous ouvrons nos cœurs, seront à la hauteur du jeûne que nous offrons, pour tous ceux qui se battent, tous ceux qui meurent, tous ceux qui pleurent.

J’ai l’étrange impression que nous sommes plus près de chacun de vous que jamais. Nous ne nous voyons pas, mais nous battons du même cœur brûlant, pour Dieu et pour nos frères.

.

père Benoît

L’espace commentaire est fermé