Le mot du père…

La Fête-Dieu, fête du Corpus Domini, solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur. Quinze jours après la Pentecôte, nous sommes encore à la fête. Celle de l’eucharistie, de la messe, de l’adoration, de la Présence réelle. Les catholiques croient que Jésus est réellement présent dans le pain consacré : « Ceci EST mon corps… Ceci EST mon sang ». Nous ne sommes pas en présence d’un symbole : « qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle… ma chair est une vraie nourriture ». L’eucharistie, le corps du Christ, nous est donné pour « intégrer » Jésus en nous, pour le laisser vivre et agir en nous, pour nous transformer en Lui. Ce n’est pas une image, un désir ni un rêve : c’est une réalité, plus réelle que ce monde réel. C’est l’Etre même qui se donne, pour que nous SOYONS nous aussi pleinement nous-mêmes en Lui, avec Lui et par Lui, pour le Père. Le pape François disait à ce propos : « L’Eglise n’en finit jamais de s’émerveiller devant cette réalité. Un émerveillement qui nourrit toujours sa contemplation, son adoration et sa mémoire. C’est ce que nous montre un très beau texte de la liturgie d’aujourd’hui, le répons de la deuxième lecture de l’Office des Lectures, qui dit ceci: «Reconnaissez en ce pain celui qui a été crucifié; dans le calice le sang jailli de son côté. Prenez et mangez le corps du Christ, buvez son sang: parce que vous êtes maintenant membres du Christ. Pour ne pas vous désagréger, mangez ce lien de communion; pour ne pas vous avilir, buvez le prix de votre rachat» ».

💒 Conséquence n°1 : revenez à la messe. Soyez fidèles. Retrouvons-nous. Cette pandémie en a rapproché certains – magnifique – et en a éloigné d’autres. Que ce soit par peur, pour des raisons de santé : je le comprends, mais viendra le temps du retour à la communauté ; et pensez que l’on peut vous porter le Saint-Sacrement si vous ou vos proches ne peuvent le faire. Nous avons une petite armée de porteurs de communion (que vous pouvez rejoindre) qui vont dans les maisons de soin et les maisons privées, pour que le Corps du Christ irrigue tout le Corps de l’Eglise. Si vous ne revenez pas par déshabitude, par désintérêt, par désenchantement ou par ennui : reprenez-vous ; ressaisissez-vous. Je vous le dis fraternellement : la messe est la source et le sommet de la vie chrétienne. Il faut parfois du temps pour découvrir et goûter la profondeur de la liturgie. Mais au-delà de l’ennui ou de l’incompréhension, le mystère est là : Jésus est présent dans la célébration plus que nulle part ailleurs, et la communauté m’attend. Revenez à la messe. Soyez fidèles. Reprenez votre bâton de pèlerin dominical.

👉  Conséquence n°2 : venez adorer. Je sais que c’est un pas supplémentaire. C’est celui de la croissance en soi du disciple. Pour beaucoup prendre une heure devant le Saint-Sacrement aux horaires proposés par la paroisse, c’est impossible – « une heure de silence !!! » Or vous le savez : « Rien n’est impossible à Dieu » ! Le Dieu de l’impossible peut vous donner de découvrir cette prière que vous pouvez faire occasionnellement, ou mieux encore chaque semaine, en vous inscrivant. Revenons à l’adoration ; découvrons-la, décidons-nous. Je vous en prie, il en va de votre joie intérieure, de votre paix intérieure. Ce n’est pas « encore un service » que vous rendez à la communauté ou aux prêtres ; c’est un service que vous vous rendez à vous mêmes et à vos proches ; une manière de prendre soin de toi en donnant du temps, de manière conséquente et régulière, à la prière, la méditation et au silence. Venez adorez. Venez…

 

père Benoît

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