Notre-Dame

Notre-Dame. L’incendie de la cathédrale de Paris nous a ébranlés, mais pas annihilés. La cathédrale est restée debout, comme Marie au pied de la Croix. Comme la Vierge de Consolation restée debout au milieu des ruines, le 15 août 1944 à Costebelle à Hyères. Cet épisode incroyable m’évoque trois choses : notre vulnérabilité, notre besoin de transcendance et notre unité pour le bien. Vulnérabilité : nous sommes peu de choses, tout peut aller très vite, et il faut s’y préparer, car “Ciel et Terre passeront, Mes Paroles ne passeront pas“, dit Jésus. Nous sommes faits pour le Ciel. Besoin de transcendance : en pleine déchristianisation apparente, les Français et le monde s’émeuvent d’une cathédrale, figure maternelle de la Vierge et de l’Eglise, que l’on combat, mais dont on a toujours besoin, quelque part… Unité : au-delà des positions religieuses et politiques, des milliers de personnes se sont mobilisées pour la reconstruction, et pas uniquement les grosses fortunes – la première personne à me l’avoir proposé, c’est une personne qui fait la manche tous les dimanches à la sortie de l’église. On rêve (mais c’est déjà le cas) d’un même élan de prière et de générosité pour les plus pauvres, les migrants, les chômeurs et les malades. Des pires catastrophes, Dieu peut tirer l’espérance et la lumière. C’est le miracle de Pâques. Merci Seigneur.

Père Benoît Moradeï