Message de Noël et homélie (version audio)

Pour écouter l’homélie du père Benoît, cliquez ici.

” Il est né ! “ Les traditions sont importantes. Elles sont structurantes. Elles nous enracinent dans une histoire, une culture et un peuple. Les traditions de Noël sont toujours là, bien là. Le père Noël, aussi bonhomme soit-il, n’a pas encore réussi à évincer l’Enfant Jésus – et je crois qu’il n’y arrivera pas. L’emballement commercial autour de Noël est vital pour ceux qui en vivent, mais il ne comble pas le fond du cœur. Une fois le cadeau ouvert, que reste-t-il de la fameuse « magie de Noël », sinon la messe à laquelle on a réussi à assister ? Fêter Noël sans Jésus, c’est comme fêter un anniversaire sans l’intéressé : c’est courir un risque narcissique. La présence de Jésus nous ouvre à la joie de Dieu, une joie qui vient d’ailleurs, la joie de Celui qui vient combler l’humanité de sa présence et de son amour. Notre présence à l’église à Noël nous permet de résister au matérialisme ambiant ; et notre foi sera “l’étincelle qui allumera le monde” (cf dernier Star Wars).

Jamais seuls. Pour beaucoup de personnes, Noël a un goût amer. On se rappelle les noëls d’antan, quand les enfants étaient là, que toutes les personnes aimées étaient rassemblées. Depuis cette époque, les années ont passé, avec leur lot de départs, de séparations, et de deuils. La solitude de Noël est bien plus lourde à supporter pour bien des personnes séparées, âgées ou malades, que le reste de l’année. Ne les oublions pas dans nos prières, nos cartes de voeux, nos coups de fils, nos visites et nos invitations. Vivons un « Noël pour tous », un Noël concret. En venant dans l’humanité, Jésus veut faire en sorte que nous ne soyons plus jamais seuls. Dieu est avec nous, dans notre vie, sur notre terre, au fil du temps, au fil des siècles. En Jésus, Dieu explore la vie humaine de sa naissance à sa mort, et ne la quittera jamais plus – jusqu’à conduire cette humanité au Ciel, dans la résurrection. Quand je me sens tout seul, quand je me demande si Dieu existe ou s’il ne m’a pas oublié, je peux regarder la crèche et contempler la Croix : il est là. Il est là dans mon cœur. Il est là dans ma chambre. Il est là dans sa Parole méditée avec amour. Il est là dans l’Eucharistie célébrée à l’église. Il est là dans le tabernacle et le Saint-Sacrement. Il est là dans la communauté paroissiale. Il est toujours là ; c’est parfois moi qui ne suis pas là…

Témoins de la lumière. Si nous avons reçu cette lumière de la foi, nous sommes également responsables de sa diffusion. Celui qui a découvert le feu ne peut le garder pour lui seul, en laissant mourir de froid ceux qui ne l’ont pas encore reçu. Profitons de ces fêtes chrétiennes pour oser courageusement témoigner de notre foi, dire pourquoi nous croyons. Osons parler de notre expérience de Dieu, de cette rencontre personnelle avec Jésus. Invitons notre entourage à venir à la messe de temps en temps. Invitons-les à Alpha. Invitons-les à rencontrer un prêtre, un diacre, un responsable de la paroisse, pour parler, prier et poser des questions. Les bergers comme les mages ont annoncé ce qu’ils ont découvert : faisons comme eux, soyons nous aussi missionnaires. Bonne fête à tous ! « Que la force soit avec vous » (comme dirait quelqu’un…), la force de cet Enfant-Dieu, Fils du Père, Roi d’amour, Prince de la paix.

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