Joie, mobilisation et mission.

Joie ! La paroisse est dans la gratitude d’accueillir de nouveaux venus. Il y a ceux qui sont partis et que nous portons dans notre cœur, et ceux qui arrivent – à qui nous disons : “Bienvenue !” La journée de rentrée paroissiale, dimanche 23 septembre, veut regrouper tout ce petit monde : anciens et nouveaux, habitués et curieux, jeunes et plus âgés, couples et célibataires – la famille paroissiale quoi. Cette “Journée familiale de rentrée paroissiale” vise à vivre un temps fraternel et festif, spirituel et ludique, formateur et détendant, à la fin de l’été et au début de l’automne. Tous sont concernés : ceux qui se sont mariés cet été, qui ont fait baptiser un enfant, mettent leur progéniture au catéchisme ou à l’aumônerie, mais aussi ceux qui se sentent seuls et timides, ceux qui ont envie de découvrir l’Eglise, ceux qui se demandent ce qu’être chrétien peut bien signifier aujourd’hui. Le matin, nous aurons des témoignages forts sur ce que Dieu peut faire dans la vie (surprise !), avec un temps de louange et de présentation de l’année : venez dès 10h30. A midi : apéritif géant et pique-nique agrémenté de quelques ventes flash par des food-trucks très motivés. A 14h, pour rester des enfants et découvrir les “5 essentiels” en paroisse, nous nous détendrons gentiment (pas de course en sac, c’est promis) – avant la messe, seule messe de la paroisse à 16h30.

Mobilisation générale. Certains adorent ce genre de propositions, d’autres les redoutent. Ne restez pas dans votre coin : montons tous à Costebelle pour confier cette nouvelle année à Notre-Dame de Consolation. Des problèmes de transport ? Ayons la simplicité de demander à un voisin de nous amener – ça lui fera découvrir la paroisse ! Que les propriétaires de véhicule proposent spontanément à ceux qui n’en ont pas de les conduire. Invitons ceux que nous savons “sur le seuil” de l’Eglise à venir : “nul n’est exclu de l’amour de Dieu (…) L’Église n’est pas seulement pour les bons ou pour ceux qui semblent bons ou se croient bons : elles est pour tous et de préférence pour les mauvais, parce que l’Église est miséricordieuse” (pape François).

Le temps de la mission. Nous avons reçu des séminaristes polonais fin août au presbytère. Leur diocèse de Koszalin, au nord du pays, est “un des diocèses les plus déchristianisés de Pologne. Seulement 20% des habitants vont à la messe, nous disent-ils. Et vous en France, quel est le taux de pratique ?”… Lorsque j’ai répondu 2%, j’ai senti un pincement au cœur et la mobilisation toujours plus nécessaire pour la mission. Nous devons être plus missionnaires, plus audacieux, plus joyeux et plus fervents. Les premiers chrétiens n’étaient pas bien nombreux, mais ils étaient fervents, joyeux et fraternels : “Voyez comme ils s’aiment !” disait-on d’eux dans l’Empire Romain. Ils faisaient envie ; ils attiraient ; ils rêvaient de faire découvrir à tous l’amour de Dieu en Jésus. Je propose régulièrement des exercices tout simples pour que notre cœur soit plus brûlant : l’adoration perpétuelle (pour se connecter à Dieu) et des gestes d’attention fraternelle tous simples (pour se connecter les uns aux autres) ; vous aurez remarqué que j’invite souvent au début de la messe à saluer quelqu’un autour de soi, afin de faire connaissance et de prier pour lui pendant la messe. Un geste tout simple ? Oui, mais la mission commence toujours par des choses simples : l’accueil du prochain et l’unité des communautés. “Et Dieu vit que cela était très bon” (Genèse 1,31).

Père Benoît Moradei.